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Je veux sauver Paris FC

Article Sports  |  Posté le : 28 Janvier 2016 à 09:55:31  |   Pays : Côte d'Ivoire     

24 heures après avoir signé avec Paris FC, Koné Bakary (dit Baky) est conscient des énormes attentes des dirigeants parisiens. A 34 ans, l’attaquant ivoirien entend profiter de son expérience pour assurer le maintien à l’actuelle lanterne rouge de Ligue 2 Française.


Pourquoi signer à 34 ans chez la lanterne rouge de Ligue 2 ?

Mon moteur, c'est l'envie. J'aime les défis. Après, on a toujours des choses à prouver. Je veux déjà me prouver que je suis encore capable de jouer à un bon niveau. Beaucoup de gens pensent que je suis fini. J'ai envie de montrer à ceux qui ne croient plus en moi que je suis toujours là. Depuis mon départ de l'OM il y a cinq ans, je sais qu'on m'a oublié.

Pour beaucoup, votre exil dans le Golfe ressemblait en effet à une préretraite...

Les gens ont des idées arrêtées sur le Qatar et les pays du Golfe. Bien sûr, il y a l'argent. Mais sur le terrain, c'est dur aussi. En tant qu'étranger, tu es obligé d'être toujours à 100 %. En Europe, on a de l'aide sur le terrain. Là, on se sent parfois un peu seul. Mentalement, il faut être fort. Ce n'est pas parce que j'ai quitté la L 1 que j'ai dormi pendant cinq ans. J'ai gardé les mêmes exigences avec moi-même. J'ai gagné des titres de champion, j'ai aussi été élu meilleur joueur du championnat.

Avez-vous des regrets d'avoir quitté la France à 29 ans ?

C'était le bon moment. Je suis parti par la grande porte avec un titre de champion de France avec l'OM. Je ne regrette jamais mes choix et j'assume tout. Partout où je suis passé, je pense avoir laissé une bonne image de moi.

La situation du Paris FC ne vous effraie pas ?

Non, je crois au maintien. Je veux contribuer à sauver ce club qui m'a si bien accueilli depuis quinze jours, comme si j'étais déjà l'un des siens. Ma formation à l'Académie Guillou d'Abidjan m'a appris à m'adapter à tout. Je me sens prêt à aller au combat. Le maintien passe par là. Au début, je vais manquer un peu de rythme mais, physiquement, je me sens bien (NDLR : le PFC lui a fait passer une batterie de tests). Je continuerais à jouer tant que les jambes suivront.

Source : Le Parisien