Entrepreneuriat

Réduction de la pauvreté –L’entrepreneuriat inclusif préconisé contre le chômage des jeunes et des femmes

Article Entrepreneuriat  |  Posté le : 06 Octobre 2017 à 08:25:02  |   Pays : Côte d'Ivoire     

​La Cellule d’analyses de politiques économiques du Cires (Capec) a procédé ce mardi 3 octobre 2017, à l’hôtel Tiama, à Abidjan Plateau, au lancement d’une étude sur le thème : « Inclusion économique des jeunes et des femmes par l’entrepreneuriat inclusif : cas de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Kenya ». Cette étude financée par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI), à hauteur de 380 millions Fcfa, au dire de Son excellence Julie Shouldice, ambassadeur du Canada en Côte d’Ivoire, vise à identifier les mesures à prendre pour inciter les entreprises, notamment les grandes entreprises, à s’inscrire dans le modèle d’inclusive business ou entrepreneuriat inclusif. Il s’agit en outre de vulgariser ce concept perçu comme un moyen de réduction de la pauvreté dans les Etats en développement. Selon le professeur Kimou Assi José Carlos, chercheur à la CAPEC, est inclusive toute entreprise du secteur privé ayant des modèles commerciaux ou des activités qui poursuivent la viabilité commerciale et qui dégagent des avantages économiques et/ou sociaux importants pour les pauvres dans leurs chaines de valeur. « Face aux défis de l’emploi des jeunes et des femmes, les entreprises inclusives constituent des perspectives pour les populations vulnérables », affirme le chercheur, convaincu que la lutte contre l a pauvreté passe par une extension du marché et une plus grande implication des entreprises.

D’innombrables contraintes à la promotion du concept

Dans sa leçon inaugurale, le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, déclarait qu’à mesure que les entreprises approfondissent les investissements dans les communautés à faible revenu, « elles améliorent l’accès à des produits et services de qualité abordable, améliorent la productivité et génèrent de nouvelles opportunités de revenus et de moyens de subsistance pour les personnes au bas de l’échelle sociale, notamment les jeunes et les femmes. » En gros, « elles permettent une croissance inclusive et un développement durable. » Toutefois, souligne-t-il, il y a de nombreuses contraintes à la promotion de ce type d’entrepreneuriat. A savoir l’absence de cadre légal et réglementaire, l’incapacité des structures de financements conventionnels à accompagner ce type d’entreprise, l’insuffisance d’infrastructures, le manque d’informations sur les besoins, les préférences des consommateurs et sur la capacité de production des petits agriculteurs et des femmes.

Des financements additionnels attendus

Une convention cadre de partenariat sera signée dans les jours à venir, liant la CAPEC et le département ministériel tenu par Souleymane Diarrassouba, qui a promis de travailler, sur la base des résultats de cette étude, à la prise de textes de lois et règles appropriées pour promouvoir l’entrepreneuriat inclusif en Côte d’Ivoire. Cette convention devrait apporter un début de réponse aux préoccupations du professeur Alban Ahouré, directeur de la CAPEC, et le professeur Kimou qui sollicitent des financements additionnels indispensables pour mener à bien le projet. Un appel appuyé par le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, Ngo Bakayoko, qui attend « des résultats pratiques, innovantes, qui puissent aider le gouvernement à prendre des décisions idoines contre le chômage. » Principal moteur de l’économie des pays africains, c’est le secteur de l’agro-industrie qui accueillera les enquêteurs.

E. Akani

Source: Minutes Eco