Enquête

La case des mots : Pourquoi rester chez soi (1) et (2)

Article Enquête  |  Posté le : 06 Mai 2020 à 13:24:18  |   Pays : Côte d'Ivoire     

​L’émoi laisse pantois, tant le virus dicte sa loi. L’effroi foudroie quel que soit l’endroit. Ni toi, ni moi, ne sommes à l’abri de quoi que ce soit. Toi comme moi sommes des proies.

Et chaque proie est une courroie de transmission d’un endroit à un autre endroit. Car, quoi qu’il en soit, le virus est coi et il vit à l’étroit. C’est toi ou moi qui le transportons en différents endroits.

Qu’on soit villageois ou bourgeois, il n’y a donc pas de quoi jouer les chamois. Le bourgeois est une courroie de transmission au villageois. C’est pourquoi, il ne doit plus y avoir de convois comme on en voit.

Élevons la voix, même en patois, pour que chacun reste chez soi ! Rester chez soi n’est pas en soi un mauvais choix. Le télé-emploi chez soi peut être un bon choix.

Un réemploi de nos emplois du temps doit permettre ainsi à chacun de travailler chez soi. Et même chez soi, sous son toit, il y a de quoi avoir des gestes barrières chaque fois. Voilà pourquoi on doit cesser les tournois. 

On doit éviter les endroits de joie. On doit fuir tous les endroits où on se côtoie comme des oies. Pour une fois, faisons une croix sur ces gestes d’autrefois !

Soit, on évite d’être une proie en restant chez soi. Soit, on joue au chamois sans foi ni loi et on prend la voie d’être une proie.

Parfois, on croit que ce sont les autres qui sont des proies ou qui sont aux abois. Cette fois, le roi et le sujet du roi partagent le même désarroi. Bourgeois et villageois vivent le même effroi. Pour une fois, Québécois, Bruxellois, Bamakois ou Dakarois portent la même croix.

Notre croix, portons-là avec foi. Restons coi et vivons à l’étroit quelquefois. Le poids de la croix diminuera si nous faisons le choix de mettre une croix sur certains gestes d’autrefois.

Quoiqu’il en soi, c’est le seul exploit pour sortir de l’effroi. Une fois passé l’effroi, la vie reprendra ses droits. Les convois écumeront nos voies. Et la loi fera droit à nos chemins de croix comme autrefois.

Source : fratmat.info