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Investissement en Côte d’Ivoire : Gon Coulibaly promet une cellule spéciale pour faciliter l’installation de la diaspora ivoirienne

Article Economie  |  Posté le : 15 Avril 2019 à 08:19:00  |   Pays : Côte d'Ivoire     

​Le Premier ministre, ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Amadou Gon Coulibaly, s’est adressé à la diaspora ivoirienne, le 14 avril, à l’ambassade de Côte d’Ivoire aux Etats-Unis sise à Washington Dc, pour lui rappeler que le pays s’attend à ce qu’elle participe à son développement en prenant part aux investissements dans le secteur privé national.
Le chef du gouvernement s’exprimait dans le cadre du Forum des compétences sur l’entrepreneuriat organisé par l’ambassade de Côte d’Ivoire aux Etats-Unis et placé sous son haut patronage.

Il leur a fait le point sur la situation économique du pays et l’environnement des affaires qui sont devenus favorables au développement du secteur privé, sous la gouvernance du Président de la République, Alassane Ouattara. « La Côte d’Ivoire a connu une crise. Mais celle-ci a pris fin depuis 2011. Vous ne devez pas avoir une vision déformée de votre pays par la crise qui est passée », a-t-il indiqué.

La Côte d’Ivoire, c’est aujourd’hui la stabilité macroéconomique retrouvée avec un taux moyen de croissance du Pib réel d’environ 9%, un Pib par habitant qui s’est accru de plus de 30% sur la période. Mais aussi un environnement des affaires assaini et attractif, résultat de  réformes structurelles d’envergure au niveau, notamment, des finances publiques, de l’environnement des affaires, des secteurs financier, de l’énergie et de l’agriculture, a fait savoir le Premier ministre. Il a mentionné que lorsque le Chef de l’Etat demande à la diaspora de venir participer au développement du pays, ce n’est pas pour devenir des fonctionnaires ou travailler dans des sociétés d’Etat. « C’est pour investir dans le secteur privé (…) La diaspora doit contacter des entreprises américaines et leur demander de venir avec elle investir dans le pays ». La transformation des matières premières, notamment agricole, l’énergie, les Btp, l’économie numérique sont autant de secteurs porteurs à explorer, selon le chef du gouvernement. Et pour rassurer l’auditoire, il a promis qu’il s’impliquerait personnellement dans le processus d’installation des Ivoiriens de l’extérieur qui viendront investir dans le pays. Une cellule sera créée, à cet effet, dans son cabinet.

Outre son enjeu principal qui est de créer un lien productif entre la diaspora ivoirienne aux Etats-Unis et la mère patrie, ce deuxième Forum des compétences qui fait suite au premier, organisé en 2018 autour du  thème : « La diaspora ivoirienne aux Etats-Unis, sa contribution à l'ère du numérique et de l’agro-industrie», avait  pour objectif de lancer la réflexion sur la sensibilisation de ladite diaspora à la culture d’entreprise. D’où le thème : La diaspora ivoirienne et l’entrepreneuriat. « La diaspora ivoirienne aux Etats-Unis comporte effectivement une élite susceptible de répondre aux besoins de développement de la Côte d’Ivoire dans les secteurs économique, financier, technologique et numérique », a assuré l’ambassadeur Haïdara Mamadou, chef de la mission diplomatique de la Côte d’Ivoire aux Etats-Unis. Qui, pour la circonstance, a invité des chefs d’entreprises ivoiriennes, notamment Jean Kacou Diagou, Pdg de Nsia et Alain Kouadio, Pdg du Groupe Kaydan international, au Forum pour partager leurs expériences.

L’anacarde s’invite aux Usa

La veille, le 12 avril, le Premier ministre a fait la promotion du secteur de la transformation des matières premières agricoles en Côte d’Ivoire, notamment l’anacarde, devant une assemblée d'une cinquantaine d'entreprises et de financiers réunis à la Chambre de commerce américaine à Washington Dc, dans le cadre d’une table ronde organisée par cette institution. Il a mis en exergue le potentiel du secteur industriel national qui connaît une croissance soutenue depuis 2011. Le développement de la transformation des matières premières agricoles est une priorité, en particulier le cacao, l’anacarde, le coton, les fruits et légumes.

Pour l’anacarde, par exemple, l’objectif est d’atteindre un taux de transformation de 50% en 2020 contre 6,2% en 2016. La capacité de transformation installée est de l’ordre de 109 500 tonnes en 2017, en hausse de 5% par rapport à 2016, soit 16% de la production nationale. La quantité de noix brutes transformée est passée de 40 383 tonnes à 44 628 tonnes sur la même période, soit une hausse de 11%. Et en vue d’accélérer la transformation de l’anacarde, en tirant les leçons des campagnes précédentes, le gouvernement a pris des mesures, notamment l’octroi d’appuis directs aux transformateurs locaux pour leur mise à niveau technique, managériale et commerciale. A fin juin 2018, ce sont dix-huit entreprises et trois laboratoires qui ont été accompagnés.

Source : fratmat.info