Culture

Photographie – Ouverture des Rencontres de Bamako : « Réinvestir les imaginaires »

Article Culture  |  Posté le : 04 Dcembre 2017 à 10:12:11  |   Pays : Mali     

​La ministre malien de la Culture, N'Diaye Ramatoulaye Diallo, a donné le coup d'envoi de l'événement le 2 décembre, au Musée national du Mali. Expositions jusqu'à la fin janvier 2018 sur le thème "Afrotopia".

C’est une rencontre des regards et des visions. Comme tous les deux ans depuis 1994, la capitale malienne accueille les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie. Samedi 2 décembre, dans les jardins du Musée national du Mali, la ministre de la Culture a officiellement déclarée ouverte la manifestation, qui se tiendra jusqu’à la fin du mois de janvier en plusieurs lieux emblématiques de la ville.

« La photographie reprend ses quartiers à Bamako », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter une phrase qui n’a rien d’anodin : « L’art est une lumière qui nous permet de nous libérer du dogme en général. »

Dans un pays qui reste fragilisé par les violences de son passé récent, la tenue d’un événement artistique de cette ampleur est un acte de résistance et un refus clair de l’obscurantisme.

Dynamique collaborative et esprit participatif

Organisées conjointement par l’Institut français et le ministère malien de la Culture, les Rencontres de Bamako (dont Jeune Afrique est également partenaire) réunissent plus de quarante artistes du continent et de la diaspora.

Réinvestir les imaginaires et produire une expérience de l’en-commun
Pour cette 11ème édition pilotée par le délégué général Samuel Sidibé, le commissariat artistique a été confié à la Germano-Camerounaise Marie-Ann Yemsi. Laquelle a fait appel à plusieurs commissaires invités « dans une dynamique collaborative » et avec « un esprit participatif ».

Ainsi Clémentine de la Ferronière a-t-elle été chargée de présenter une exposition monographique consacrée au photographe ghanéen James Barnor. Le Sud-Africain Justin Davy a proposé son éclairage sur la musique des Indépendances avec Independence Remixed.

Le Nigerian Azu Nwagobgu a investi le bel espace d’Igo Diarra – la Médina – avec Afrofuturisme : les transhumains conçoivent une nouvelle vision pour l’Afrique. Et enfin Nathalie Gonthier a échafaudé une proposition sur les marges intitulée La part de l’autre, à l’Institut français… Cela suffit sans doute – sans même évoquer l’ensemble de la programmation off – à dire toute la variété des propositions s’articulant autour du terme général Afrotopia, emprunté à l’intellectuel sénégalais Felwine Sarr.

Source : jeuneafrique.com