Culture

Bijouterie-joaillerie: L’Afrique, vêtue d’or, brillera à Paris !

Article Culture  |  Posté le : 21 Octobre 2016 à 08:30:19  |   Pays : Côte d'Ivoire     

​Les bijoux de la créatrice ivoirienne, Nathalie Falconnier, seront exposés dans la capitale française, sous le parrainage de Mme Charles Gomis, l’épouse de l’ambassadeur ivoirien.

Le 5 novembre, à l’hôtel Renaissance Hippodrome de Saint-Cloud, la créatrice franco-ivoirienne, Nathalie Falconnier, présentera sa première exposition sous le parrainage de Mme Mme Gomis, épouse de SEM. Charles Gomis, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France.

Le palace parisien accueillera ainsi, la toute première exposition de la créatrice du label Afric’en or qui a pignon-sur-rue depuis sa création en 2014 et qui fait la fierté de la Côte d’Ivoire dans le cercle très sélect de la bijouterie-joaillerie internationale. En effet, Nathalie Falconnier, bien connue comme mécène artistique dans les milieux du showbiz black à Paris, est une férue de l’art dans l’âme. Séjournant actuellement à Abidjan pour puiser son inspiration à la source de sa terre natale et pourvoyeuse de matière première, l’or ivoirien, elle tient à ce que les ivoiriens n’aient aucun complexe à se parer des bijoux africains, ivoiriens notamment.

Une passion dont elle a fait son métier et qui la propulse au devant de la scène. Aussi, a-t-elle, dans ses dernières collections sorties de leur écrin aurifères, des propositions de pendentifs, boucles d’oreilles, bagues, bracelets et autres accessoires uniques et authentiques. Le tout alliant l’or dit ethnique, son matériau de prédilection, aux perles baroques, au jade noir, au cauris, coquillages, au rubis, à la crétine, etc. avec une finition géométrique à nulle autre pareille et qui fonde la réputation d’Afric’en or. Mais que de chemin parcouru pour cette quadragénaire épanouie d’Abidjan à Paris !

Un baccalauréat littéraire en poche au milieu des années 90, la jeune Nathalie qui nourrissait une passion pour les bijoux depuis son enfance au point de susciter l’admiration de toute la famille, à l’instar de sa cousine J’Net Callé, la célèbre accessoiriste de mode et décoratrice d’intérieur, s'inscrit au Centre de formation d'apprentis (Cfa) de la Bijouterie au 58, rue du Louvre à Paris.

Après deux années de formation dans cet établissement qui offre aux apprentis tous les ateliers et équipements pour un apprentissage complet des métiers de la Bijouterie-Joaillerie, de la transmission du geste aux technologies les plus modernes de conception, elle en sort avec son parchemin en Art et technique de la Bijouterie-Joaillerie.

Nathys Falco, ainsi que la baptisent ses proches, s'oriente dans la bijouterie de luxe africaine certifiée aux normes occidentales. Elle veut valoriser le bijou africain contemporain dans le monde, clame-t-elle sans ambages. Et la créatrice d’arguer qu’elle tire son inspiration des richesses culturelles de son terroir. L'originalité de ses œuvres se dispute à la variété de ses créations basées sur le symbolisme. Chaque bijou qui sort de son atelier raconte une histoire singulière. Afric’en or, son label a été officiellement présenté au public le samedi 6 décembre 2014 à l'Hôtel Hyatt Regency Paris Etoile,l'ex-Concorde-La-Fayette, Porte-Maillot.

« La négation de la négation de la bijouterie africaine»
Pour dorer sa monture tout en la ménageant, elle décide de travailler en collaboration avec la bijouterie-joaillerie Riscles. Cette célèbre marque de joailliers-artisans depuis 3 générations et d'origine française installée à Abidjan. A juste titre, la créatrice exprime à travers ses pièces un métissage culturel très enrichi. C’est pourquoi, Nathalie Falconnier, en plus de façonner son destin doré, soutient qu’elle veut « marteler l'Afrique en or ». Et de paraphraser Aimé Césaire : «Afric’ en or est la négation de la négation de la bijouterie africaine ». Autrement dit, elle se veut «revalorisatrice» de cette dernière.

Ces pièces uniques associées aux pierres précieuses et ornementales, plus que des bijoux racontent une histoire mariant parfaitement l'art africain et techniques européennes qui révèlent le luxe dans toute sa splendeur.

Source : fratmat.info