Culture

FESTAGNI 4ème édition : Le rôle de la femme Akan dans la cohésion sociale au centre d’une table ronde à Abidjan

Article Culture  |  Posté le : 13 Octobre 2016 à 08:30:51  |   Pays : Côte d'Ivoire     

​En prélude à la 4ème édition du Festival AGNI (FESTAGNI), le commissariat général a organisé mercredi à Abidjan une table ronde autour du thème, « quel rôle de la femme Akan dans la cohésion sociale ? ».

D’entrée, le Dr Téhua Pélagie, enseignante-chercheur à l’Université Alassane Ouattara a défini la cohésion. De ses explications, on retiendra que la cohésion fait appel à l’idée d’unité, de solidarité, de l’acceptation de l’autre, de l’aptitude à faire fi des différences. Ceci dit, a expliqué la conférencière, la femme Akan peut contribuer à la cohésion sociale à deux niveaux. Premièrement au niveau social. La femme Akan porte en elle des aptitudes qui lui permettent de porter la famille. Ce, à travers l’éducation. Aussi la femme Akan sait pratiquer la solidarité, l’hospitalité, elle a également cette aptitude à s’intégrer dans la société. Deuxièmement, au niveau politique. Dans la culture Akan, la femme a un rôle de primauté au point qu’elle participe à la prise de décision même au sommet de l’Etat. Avec cette place de choix, la femme Akan peut contribuer à la cohésion sociale conclura le Dr Téhua Pélagie.

Cooptée pour animer cette table ronde, Kindo Marie Laure a rappelé le rôle de porteuse de vie de la femme de façon générale. Ce qui lui confère un rôle de pilier dans la société. « La femme doit être le vecteur de la société quand celle-ci est en difficulté », a dit Marie Laure Kindo. Elle este revenue sur la responsabilité de la femme Akan dans le choix du Roi ou du chef. En d’autres termes sans la femme il ne peut y avoir de chef. Mais aussi la femme a un rôle économique. Dans plusieurs sociétés notamment chez les Akan il arrive que la prise en charge de la famille revienne à la femme, qui de nature reste une battante. Tous ces attributs font que la femme Akan peut influencer ou contribuer à la cohésion sociale.

La ministre Amah Marie Téhua a relevé la dimension culturelle de la femme. En effet expliquera-t-elle, dans la culture Akan, les danses, les réjouissances sont l’émanation des femmes. Elles participent ainsi à la joie, la gaieté et la paix de la société. ‘La femme reste le symbole achevée de la cohésion sociale », a-t-elle argué. La marraine de cette table ronde, Boua Marie Thérèse N’Guessan a encouragé les femmes à prendre conscience de plus en plus de leur rôle et à l’affirmer.

Cette Table ronde s’inscrit dans les préparatifs de la 4ème édition du FESTAGNI prévue les 11, 12 et 13 novembre à Tiassalé avec pour thème : culture et Cohésion sociale.
 

Source : Abidjan.net